Un Jour Sur Terre est un film sur notre planète, un hymne à la magnificence de notre monde qui nous rappelle aussi sa fragilité. Pour la première fois, les écrans de cinéma vont révéler de manière inédite les plus beaux paysages de la Terre, tandis que les spectateurs vont pouvoir vivre comme jamais l'intimité de certaines des plus fascinantes créatures qui y vivent...
Alastair Fothergill, réalisateur du film, confie : « Un Jour Sur Terre est fait pour s'échapper : grâce à ce film, je veux emmener les gens, leur faire découvrir les spectacles naturels époustouflants de notre planète, car peu auront la chance de voir tout cela de leurs propres yeux.
« Dans dix ans peut-être, dans vingt ans sûrement, on ne pourra plus saisir de telles images. Il y a donc dans ce film un message subtil mais puissant. Nous souhaitons encourager ceux qui verront Un Jour Sur Terre à faire quelque chose pour préserver notre si magnifique, mais si fragile planète. »
Un Jour Sur Terre est le projet de ce genre le plus ambitieux jamais produit : cinq ans de tournage, 200 lieux différents et 40 équipes constituées de chefs opérateurs, de scientifiques et d'ingénieurs, pour un budget de 47 millions de dollars. Rien n'a jamais ressemblé à ce film.
Alastair Fothergill commente : « L'ampleur de Un Jour Sur Terre est absolument stupéfiante. Personne, dans l'histoire du cinéma, n'avait jamais disposé d'autant de temps, de ressources et de talents réunis pour faire un documentaire. Nous avons bénéficié d'une conjonction exceptionnelle de technologie, de budget, de moyens humains et matériels mais aussi de courage et de chance. Personne n'avait encore jamais réussi à filmer ce que nous avons pu capter. Mais ce qui le démarque surtout, c'est sa dimension épique. La force de notre film est d'offrir au public une aventure émotionnelle intense, avec la puissance des images du cinéma.
« Nous sommes souvent passés d'un gros plan sur un animal à une vue panoramique sur le paysage qui l'entoure, ce qui donne une idée de ce que c'est d'être un animal dans son environnement. C'est un outil puissant, un moyen émotionnel remarquable pour impliquer
les spectateurs dans l'habitat.
« Notre ambition est de faire découvrir sur grand écran les merveilleux paysages et les millions de vies qui font de la Terre un paradis. Notre intention est de faire redécouvrir la beauté de notre planète et de se poser la question de ce que nous laisserons aux générations futures. »
Le voyage du film
Connaissons-nous vraiment bien notre Terre ? Grâce aux techniques de tournage les plus avancées jamais mises au point, Un Jour Sur Terre nous entraîne dans un voyage fabuleux, à la découverte de notre planète.
Il y a cinq milliards d'années, un énorme astéroïde s'est écrasé sur notre jeune Terre. L'impact fut si colossal que la planète s'est inclinée sur son axe de 23,5°. Mais loin d'être une catastrophe, cet accident cosmique s'est révélé crucial dans l'apparition de la vie et la création du monde tel que nous le connaissons. Sans cette inclinaison, nous n'aurions pas une telle variété de paysages, ni de tels écarts extrêmes de température. Nous n'aurions pas de changements de saisons. Et plus important encore, nous n'aurions pas les conditions parfaites pour que puisse éclore la vie...
En suivant la course du soleil, nous entamons avec Un Jour Sur Terre un voyage planétaire. Au cours de notre route, nous croiserons trois mères luttant pour élever leurs petits. Dans l'Arctique, une famille d'ours polaires se réveille aux premiers rayons de soleil du printemps. Trouveront-ils de quoi se nourrir avant que la glace sur laquelle ils vivent ne fonde ?
Un demi-monde plus loin, dans la chaleur du Kalahari, une éléphante et son petit trouvent enfin à boire après une longue et dangereuse marche à travers le désert. Mais ils doivent partager le point d'eau avec un groupe de lions. La trêve à haut risque durera-t-elle ?
Vers la fin de notre voyage, nous suivons une baleine à bosse. Elle doit veiller à ce que son baleineau réussisse à parcourir 6000 km pour migrer depuis l'Equateur jusqu'à l'Antarctique.
Ainsi, la roue tourne et la vie sur Terre continue. Une histoire qui se déroule des milliards de fois par jour, jour après jour, année après année, tandis que la Terre traverse les saisons, chaque créature vivante se pliant devant la puissance du soleil.
Parcourir la planète
Lorsque l'équipe du film a voulu raconter l'histoire de notre planète, elle a choisi le soleil pour guide. Le voyage commence tout près du pôle Nord, où pendant l'hiver, il fait nuit en permanence. Ce n'est qu'au mois de mars que les premiers rayons du soleil pointent.
C'est là que nous rencontrons la première star du film : une ourse polaire qui a passé l'hiver sous la neige. Des techniques de prise de vues de toute dernière génération ont permis de saisir le moment où ses oursons de huit semaines s'aventurent dans la lumière du jour pour la première fois. Les petits ne pensent qu'à jouer, mais la mère a autre chose en tête. Trop
vite, trouver de la nourriture va devenir une question de vie ou de mort.
Nous apprenons très vite au cours de notre périple que le soleil peut être à la fois une bénédiction et une malédiction. Sa chaleur est la bienvenue, mais elle fait fondre le paysage où vivent les ours polaires. Le mâle se trouve en difficulté tandis que la glace fond sous ses pattes...
Quittant les étendues désertes et glacées de l'Arctique, nous nous dirigeons ensuite vers le sud. Nous découvrons alors trois millions de caribous au Canada. Ils parcourent plus de 3000 km à la recherche de pâturages plus abondants, accomplissant ainsi la plus longue migration terrestre. Mais les vastes troupeaux ne voyagent pas seuls : des hordes
de loups affamés les suivent tout au long du chemin. Comment la chasse se terminera-t-elle ?
Il faut encore descendre plus au sud pour atteindre les premiers arbres de la planète. À 2000 km du pôle Nord, des arbustes chétifs marquent la limite à partir de laquelle les arbres poussent. C'est le début de la taïga, la plus grande forêt de conifères du monde. Cette terre boisée et solitaire s'étend en continu dans tout l'hémisphère nord. Elle contient le tiers de tous les arbres de la Terre. Au printemps, après le dégel, la quantité d'oxygène s'accroît partout sur la planète grâce à ces arbres. Pendant la plus grande partie de l'année, c'est une terre magnifique, couverte de neige et rarement marquée d'empreintes. Les animaux qui
vivent là, comme le lynx solitaire, sont les vrais esprits de la nature.
À 2500 km au sud du pôle Nord, il y a suffisamment de lumière solaire pour que puissent se développer des étendues boisées d'essences à grandes feuilles. On y trouve aussi des campanules, des rossignols, des renards et des cervidés. Nous assistons, au printemps, au premier envol courageux des canetons mandarins depuis leur nid haut perché dans les arbres. Et en hiver, lorsque les arbres à feuilles caduques ont perdu leur feuillage, on aperçoit le félin le plus rare du monde : un léopard de l'Amour et son petit grattant le sol pour trouver de quoi se nourrir dans la froidure hivernale. Il en reste désormais moins d'une quarantaine en liberté.
Nous poursuivons notre périple vers l'équateur. Ici, le soleil brille pendant 12 heures chaque jour. Là où il y a suffisamment de pluie, la vie se développe en abondance. Les forêts tropicales humides couvrent seulement 3 % de notre planète, mais elles abritent plus de la moitié de toutes les plantes et de tous les animaux. Rien qu'en Papouasie-Nouvelle-Guinée, il existe 42 espèces différentes d'oiseaux de paradis, avec une variété extraordinaire de couleurs et de parades nuptiales...
Cependant, toutes les régions de l'équateur ne sont pas aussi hospitalières. Au Kalahari, un désert nu et stérile est écrasé sous un soleil de plomb. C'est là que nous rencontrons une mère éléphant avec son tout jeune éléphanteau, voyageant avec son groupe familial, cherchant le paradis dans le delta de l'Okavango. Après des jours de marche à la recherche d'eau et de nourriture, les éléphants découvrent un petit trou d'eau. Mais ils doivent partager le précieux liquide avec des lions. Une trêve bien fragile...
Le soleil nourrit aussi la vie dans les océans. C'est là que nous entamons la dernière partie de notre voyage. Dans les eaux tropicales près de l'équateur, nous rencontrons une baleine à bosse avec son nouveau-né. Lorsqu'il aura atteint ses cinq mois, sa mère et lui partiront pour la plus longue migration de tous les mammifères marins : plus de 6000 km, depuis les tropiques jusqu'à l'extrême sud de notre planète. Nous suivons les baleines tandis qu'elles rencontrent certains des spectacles les plus époustouflants de l'océan, et assistons à de violentes tempêtes faisant bouillonner les mers tropicales.
Un Jour Sur Terre révèle certains des paysages les plus magnifiques de notre planète, depuis les plus grandes chaînes de montagnes jusqu'aux plus hautes chutes d'eau et aux déserts les plus arides. Le film montre aussi certains des animaux les plus fabuleux, vivant dans un équilibre fragile. Tandis que le rythme des saisons commence à changer, leur
lutte pour la survie se fait de plus en plus âpre. Ainsi va la vie sur Terre...
Quelques miracles
• Pour la première fois, une équipe a été témoin de la sortie des ours polaires de Kong Karls Land, en Norvège :
La BBC a été la première équipe de tournage à qui le gouvernement norvégien a autorisé l'accès à cette région d'îles à l'est du Spitzberg, où vivent les ours polaires. Personne n'y était allé depuis 25 ans. Pour ne pas troubler les ours, l'équipe n'a pas été autorisée à utiliser de véhicules à chenilles et a dû se rendre à pied sur les lieux de tournage. L'équipe était seule à 240 km à la ronde, avec aucun véhicule pour se réfugier en cas d'attaque des ours...
• Pour la première fois, une équipe a été témoin de la chasse des ours polaires sur la mer glacée à Svalbard, en Norvège :
Grâce à la technologie de prises de vues aériennes Cineflex, ces images stupéfiantes et inédites ont pu être filmées d'un point de vue unique. Il aurait été impossible de les filmer sur la terre ferme.
• Les loups chassant les caribous dans les Territoires du Nord-Ouest, au Canada :
C'est la première chasse complète tournée depuis les airs avec la technologie Cineflex.
• Oiseaux de paradis, hautes terres occidentales, Papouasie-Nouvelle-Guinée :
Ces oiseaux évoluent dans des zones faiblement éclairées de la forêt tropicale humide et il était jusqu'ici très difficile de les filmer. Les nouvelles technologies HD pouvant fonctionner avec une très faible luminosité ont permis à l'équipe de Un Jour Sur Terre de filmer leurs parades dans les moindres détails.
• Floraison d'un cerisier et développement du feuillage :
Aucune image de synthèse n'a été utilisée pour la création de Un Jour Sur Terre. Tout a été filmé en prise de vues par intervalle, en réalisant des plans image par image.
• Premières images aériennes de très haute définition de l'Himalaya :
Un avion de reconnaissance de l'armée népalaise a permis de réaliser ces prises de vues inédites.
• Un accès unique au massif de Karakoram, au Pakistan :
Cette chaîne de montagnes compte plus de hauts sommets que n'importe quel autre endroit de la planète, dont le K2.
• Les Tepuis au Venezuela :
Ces plateaux de montagne isolés ont inspiré à Sir Arthur Conan Doyle son roman « Le Monde Perdu ».
• Première utilisation de caméras à très grande vitesse en dehors d'un studio :
L'équipe de Un Jour Sur Terre a adapté et équipé pour pouvoir filmer sur le terrain des caméras à très grande vitesse ordinairement utilisées pour les crash tests automobiles ou des tests balistiques. Ces caméras rendent extraordinairement vivantes l'attaque du requin et la chasse des guépards.
Un projet démesuré
Alastair Fothergill observe : « J'ai travaillé sur de très gros projets par le passé, mais aucun d'eux n'arrive à la cheville de Un Jour Sur Terre. C'est vraiment un projet démesuré. Pendant cinq ans, nous avons filmé dans plus de 200 lieux différents dans le monde entier, nous avons passé le nombre record de 4500 jours sur le terrain et travaillé avec plus de 40 cameramen, tous des experts dans leur domaine.
« Chaque tournage représentait des défis incroyables au plan de la logistique. Il a parfois fallu des années pour négocier l'autorisation d'accéder à certains lieux. Mais en raison de notre expérience, de notre connaissance logistique et de notre réputation, nous avons pu aller dans tous ces endroits et en rapporter des images somptueuses. De telles richesses ne s'achètent pas... »
Le réalisateur souligne : « L'ours polaire émerge de ce film comme le symbole ultime de notre planète. Lorsque j'ai réussi à filmer ces images extraordinaires de l'ours polaire mâle nageant dans la glace, ce n'est pas seulement le caractère unique de cette image qui m'a bouleversé, mais sa beauté et ce qu'elle représente. L'ours polaire est le plus grand carnivore terrestre de notre planète et il nage dans cet immense océan, à la merci de la fonte des glaces, prisonnier absolu du soleil... Il était évident que ce serait notre ultime histoire, le message clé qu'il nous fallait délivrer.
« L'éléphant rappelle qu'avec le réchauffement global de la planète qui bouleverse le temps, les ressources d'eau deviennent de plus en plus rares et imprévisibles.
« Quant aux baleines, elles sont un symbole à elles seules. Si vous voulez que vive la baleine à bosse, il faut protéger l'Antarctique, les récifs tropicaux et tout ce qui se trouve sur son chemin. Quel meilleur symbole de notre planète dans sa globalité que cet animal qui a besoin du monde en entier pour vivre en bonne santé ? »
Les innovations technologiques
Les innovations technologiques en termes de prises de vues permettent au spectateur de partager les expériences qu'a vécues l'équipe de tournage comme jamais. La principale innovation a été de tourner en haute définition, ce qui a permis de quasiment doubler la résolution des images. Le réalisateur précise : « C'est comme si vous aviez eu jusqu'ici un bas sur le visage et que d'un seul coup, vous l'enleviez. La haute définition apporte une nouvelle dimension de netteté, que ce soit en filmant les ours, les oiseaux de paradis en Papouasie-Nouvelle-Guinée... En conjonction avec l'héligimbal Cineflex - une caméra montée sur un support gyroscopique fixé sur un hélicoptère qui permet une grande stabilité
d'image - nous avons pu obtenir des images aériennes dont on n'avait pu jusqu'ici que rêver. »
Ce système de caméra embarquée permet de filmer à grande distance avec une stabilité complète. Placé souvent sous le nez de l'hélicoptère, il permet de faire tourner la caméra à 360°. Celle-ci est commandée depuis l'intérieur de l'hélicoptère grâce à un joystick. Pour des questions de coût et en raison de sa nouveauté, ce système n'avait jamais été utilisé pour des documentaires animaliers ou naturalistes. L'héligimbal Cineflex était généralement équipé d'une caméra Sony 750 HDCam et d'un zoom Canon 400 mm permettant de filmer à plusieurs centaines de mètres de distance sans se faire repérer par les animaux.
L'équipe a également utilisé une caméra HD permettant de filmer pour la première fois à 2000 images par seconde.
Une organisation sans précédent
Le tournage du film a représenté un vrai casse-tête pour les équipes de production : il a fallu préparer puis approvisionner une expédition, convoyer du matériel en quantité aux quatre coins de la planète, envoyer du matériel fragile et des gens dans des environnements extrêmes, en s'assurant de respecter les conditions les plus exigeantes de santé et de sécurité...
Le tournage a débuté en novembre 2004 et s'est achevé en juin 2006. Le film a été tourné dans la péninsule Antarctique, en Argentine, à Banks Island au Canada, dans la vallée de Danum à Bornéo, dans la vallée de l'Everest au Népal, au Gabon, dans le golfe du Mexique, dans l'Himalaya au Népal, au Japon, dans le désert de Kalahari au Bostwana, dans la vallée de Kali Gandaki au Népal, à Karakoram au Pakistan, dans la forêt de Kibale en Ouganda, en Laponie en Suède, dans les Territoires du Nord-Ouest au Canada, dans le delta de l'Okavango au Botswana, sur la côte Pacifique en Californie aux Etats-Unis, à Rurutu en Polynésie française, dans le désert du Sahara au Niger, à Sea Island en Afrique du Sud, à Svalbard en Norvège, au Royaume-Uni, au Venezuela, dans le Vermont aux Etats-Unis, à Vladivostok en Sibérie, dans les hautes terres occidentales en Papouasie-Nouvelle-Guinée.
Des aventures à partager
Filmer les ours blancs de l'Arctique : une leçon sur l'art de se tenir au chaud
Jason C. Roberts, expert en logistique polaire, raconte : « Pour filmer les ours polaires sur leur terrain, nous avons utilisé une caméra HD Varicam avec un objectif zoom de 800 mm. La HD est une technologie assez récente et c'était la première fois qu'on emmenait ce matériel dans des conditions de tournage où la température descendait en dessous de –30°C. Notre équipe de tournage a dû faire ses propres expériences...
« Il fallait que la caméra reste au chaud et qu'elle soit constamment prête à tourner. Filmer la nature exige d'être réactif et dans ce froid polaire, faire chauffer la caméra pour l'amener à la bonne température, celle où elle est utilisable, aurait demandé trop de temps. La laisser à des températures trop basses aurait affecté la gamme des couleurs, particulièrement le bleu. Au moment où nous aurions été enfin prêts, l'instant valant la peine d'être filmé risquait d'être passé.
« Conserver la caméra prête à l'emploi signifiait qu'il nous fallait des batteries en permanence – et pour compliquer les choses, les batteries se déchargent plus vite à de basses températures. Nous avons donc utilisé des batteries longue durée au lithium destinées à l'exploration, qu'il fallait elles aussi maintenir au chaud, comme la caméra...
« Pour conserver tout cela à bonne température, nous avons développé un emballage spécial que nous avons appelé « enveloppe ours polaire ». Elle est faite de duvet piqué comme une sorte de housse de couette, à l'intérieur de laquelle a été installé un circuit
chauffant. Il nous arrivait aussi d'ensevelir le matériel dans la neige car c'est le vent qui fait baisser la température. »
Le spécialiste des conditions polaires poursuit : « Nous nous sommes également assurés d'adapter les pieds de caméra en changeant la graisse habituellement utilisée pour les lubrifier. Les lubrifiants ordinaires auraient gelé, transformant les trépieds en blocs solides inutilisables ».
« Garder les membres de l'équipe au chaud était tout aussi indispensable ! Le plus grand danger était les gelures. Pour conserver la chaleur du corps, il faut bouger, or les cameramen sont très concentrés et lorsqu'ils filment, ils restent immobiles, l'½il au viseur. Leur orbite risque de rester collée au viseur, ou bien ils peuvent avoir des gelures autour des yeux. C'est très dangereux. »
Alastair Fothergill commente : « Pour préparer leur équipe technique, Doug Allan et Jason Roberts ont passé presque toute une année sur les deux pôles... ils ont fini par sembler aussi acclimatés que la faune locale ! »
L'équipe a installé son poste de guet – un trou creusé dans la neige – à 80 m de la grotte de l'ourse. Doug Allan, le directeur de la photo, raconte : « Parfois, l'ourse apparaissait pour voir si les conditions étaient bonnes pour que ses oursons sortent, et si ce n'était pas le cas, on ne la revoyait pas pendant une semaine. Une fois, elle est sortie et s'est approchée de ma cachette derrière mes blocs de neige. Elle s'est arrêtée à 30 m... puis a continué à avancer. À 10 m, j'ai jugé que j'avais assez de gros plans ! J'ai déclenché le pistolet d'alarme pour lui faire peur. Elle a reculé mais elle est restée curieuse. »
Les autres ours étaient tout aussi curieux : la nuit, lorsque l'équipe était enfermée dans son refuge, une petite cabane de trois mètres carrés, ils venaient rôder autour, attirés par la nourriture et les odeurs humaines...
Descente précipitée dans les plus hauts sommets de l'Himalaya
Vanessa Berlowitz, responsable de la coordination sur site, se souvient : « Il était quatre heures du matin. Nous nous trouvions sur une base aérienne de l'armée népalaise, à Katmandou, la capitale. Le caméraman Michael Kelem et moi étions en train de regarder des soldats qui vidaient les mortiers et les bombes d'un ancien avion espion britannique, un Skytruck, pour charger notre matériel. L'armée népalaise utilise d'ordinaire cet avion pour combattre les insurgés maoïstes. À peine une heure plus tard, nous devions décoller dans ce même avion pour tourner en haute altitude des images du mont Everest et des grues demoiselles en pleine migration. Le moins qu'on puisse dire, c'était qu'il s'agissait d'un étrange début de tournage... Je me sentais plutôt coupable de demander à ces soldats de faire un documentaire alors qu'ils étaient en situation de guerre mais ils m'ont dit que pour eux, c'était une diversion, presque des vacances ».
« C'était une matinée parfaite pour tourner. Les barrières massives de l'Himalaya semblaient s'étirer à l'infini devant nous. À peine quelques minutes plus tard, nous nous dirigions vers la Chine pour nous placer sur la face est de l'Everest, prêts pour le lever du soleil. Nous volions à une altitude de croisière de 8500 m, à deux ou trois kilomètres du sommet. Nous disposions d'une fenêtre de 25 minutes pour filmer. Tandis que les premiers rayons du soleil frappaient le pic, j'ai donné l'ordre de commencer à tourner. À ce moment, Michael m'a montré le moniteur. L'image était floue : la lentille de l'objectif était couverte de gel ! Le soleil
était sur le point de se lever, nous avions très peu de temps. Sans hésiter, Michael a rampé vers la caméra, installée avec l'héligimbal dans l'encadrement de la porte ouverte ; il l'a rapidement dévissée, a enlevé ses gants et a nettoyé l'objectif. Il n'avait que quelques minutes avant que nous ne soyons obligés de descendre, nous risquions de perdre la seule
opportunité de faire ces images. La tension était terrible. C'était un geste drôlement courageux de sa part, étant donné que nous nous trouvions tout près de la porte ouverte, qu'il faisait – 20 °C dehors et que nous respirions grâce à un masque à oxygène, qu'il n'avait pas de harnais de sécurité et que nos mouvements étaient entravés par nos tenues polaires.
« Michael a signalé que tout était prêt et nous avons tourné. Nous n'avions qu'une seule prise en magasin et nous avons décidé de pousser notre chance et d'essayer d'en faire une deuxième. Je voulais qu'on se rapproche encore du sommet. Juste au moment où je criais
« Action ! », j'ai vu du coin de l'½il que les doigts du mécanicien assis non loin de moi se contractaient convulsivement. C'est un symptôme classique de l'hypoxie ou mal de l'altitude. J'ai regardé ses yeux, j'ai vu qu'ils avaient roulé en arrière dans ses orbites. J'ai alerté le copilote, qui a bondi du cockpit et a commencé à partager son oxygène avec le mécanicien. Mais rien ne se passait – il s'est avéré que le masque à oxygène du copilote avait lui aussi un dysfonctionnement. Le pilote a pris en un dixième de seconde la décision de redescendre à une altitude de sécurité. Nous sommes descendus de 3000 mètres en 10 secondes ! J'ai eu l'impression que mes tympans explosaient. Le mécanicien est revenu à lui presque immédiatement et s'est mis très vite à plaisanter avec les pilotes comme si de rien n'était. Michael était resté tout ce temps dans une bienheureuse ignorance, concentré sur ses prises de vues. En fait, il est même venu voir dans le cockpit pour demander pourquoi nous avions plongé ainsi, sabotant sa prise !
« À l'instant où nous avons atterri, les soldats sont arrivés pour recharger les bombes à bord : nos pilotes avaient été redéployés pour une mission. J'étais toujours en état de choc après l'incident mais l'équipage semblait peu perturbé. Savoir que pour ces hommes, un tel danger est la sinistre réalité de leur vie quotidienne donne à réfléchir. Nous prenons tous des risques pour filmer la nature et la vie sauvage mais je suis heureuse de savoir que frôler ainsi la mort n'arrive que rarement... »
Filmer les éléphants : la joie des pluies de printemps
Chadden Hunter, assistant de terrain, explique : « Nous étions allés au parc côtier Skeleton, en Namibie, pour filmer les lions du désert lorsque nous sommes tombés sur une famille d'éléphants. Nous ne nous attendions pas du tout à les trouver là. Nous n'avions pas réalisé qu'ils pouvaient venir si loin vers l'ouest. C'était une juxtaposition incroyable – le plus grand mammifère terrestre dans un paysage aussi nu et austère... Personne n'avait jamais filmé des éléphants là où nous nous trouvions, alors nous avons décidé de les suivre dans nos véhicules.
« Essayer de rester à leur niveau a été un vrai challenge. Ces animaux sont capables de parcourir de très longues distances pour trouver leur nourriture. Il arrive couramment qu'un éléphant parcoure cinquante kilomètres en un jour et une nuit. La seule façon d'avancer est
de suivre les lits des rivières asséchées et il est difficile de conduire là-dedans. Il est pourtant impossible de voyager en-dehors de ces « pistes ». Il y a trop de rochers et les sols sont trop fragiles. Les pneus peuvent laisser des traces qui resteront là 50 ans... Aucun de nous ne voulait détruire la beauté du désert ».
« Nous n'avons utilisé le Cineflex que pour deux jours à la fin, pour faire les images aériennes. Il fallait pouvoir tourner de loin, parce que les éléphants détestent le bruit des hélicoptères et qu'ils sont sensibles aux infrasons à de grandes distances. Dans les années 80, les braconniers les chassaient beaucoup à partir d'hélicos ».
« Le tournage au sol s'est très bien déroulé. Les éléphants se sont laissé approcher de très près et nous avons adoré découvrir un paysage aussi magnifique. Le seul problème, c'était les tempêtes de sable. Il y a toujours beaucoup de vent dans le désert et il était parfois si fort
qu'il secouait fortement les véhicules. Le sable se glissait partout, je suis revenu avec du sable plein mes objectifs ! »
Chadden Hunter se souvient : « Nous avons vécu un grand moment quand la rivière est entrée en crue. C'était une chance exceptionnelle ! De mémoire d'homme, le Hoanib n'avait pas connu de crue en octobre. Le revers de la médaille, c'est que nous avons été coincés sur place pendant une semaine. L'inondation dure une journée mais le sol est comme du buvard, il se gonfle d'eau. Un 4x4 ne peut plus s'y aventurer, c'est trop bourbeux ».
« Ce tournage a été vraiment très spécial. Nous avons vécu avec les éléphants pendant presque deux mois, les observant tandis qu'ils voyageaient à travers un désert quasiment stérile, survivant en mangeant très peu. Ce sont des animaux remarquablement résistants,
qu'il est très incongru de voir dans un tel cadre ! »
Les géants de l'océan ou l'art de filmer les baleines à bosse
Doug Allan, directeur de la photographie, se souvient : « Nous avons filmé les baleines à bosse dans les eaux autour des îles Tonga, au nord de la Nouvelle-Zélande. Ces baleines ne vivent pas en groupes ; les individus sont disséminés. Il y a plus de 18 000 km2 d'océan autour de l'archipel, les baleines peuvent être très difficiles à trouver. Il faut attendre les bonnes conditions pour les repérer : temps dégagé et mer calme. Il faut chercher les jets d'eau qu'elles rejettent quand elles viennent respirer à la surface. Dans des conditions moins calmes, les vagues les dissimulent et leur souffle d'eau est éparpillé par le vent. Pour les filmer, il faut de la patience et une bonne préparation. Les conditions idéales ne durent jamais bien longtemps, il faut être sur la brèche ! »
Le directeur de la photo reprend : « Lorsque nous en trouvions, elles n'étaient pas toujours très coopératives. Nous sommes tombés sur un groupe de mâles qui poursuivaient une femelle. Il y avait quatre ou cinq baleines de 36 tonnes nageant à 10 ou 15 n½uds : il valait mieux ne pas se retrouver sur leur chemin... Ce sont des animaux très puissants. Mais durant tout le temps que vous passez à leurs côtés, vous apprenez beaucoup de choses sur elles et comment interagir avec. C'était vital pour pouvoir filmer la mère et le baleineau ».
« Naturellement, la mère se montrait très protectrice avec son nouveau-né mais elle a pris confiance avec le temps. Son petit était assez chahuteur, il aimait bien donner des coups de queue à la surface. C'était juste pour jouer mais il fallait que nous fassions attention à ne pas
l'exciter parce qu'il aurait pu faire de gros dégâts ».
« Avant d'aller dans l'eau avec eux, il fallait que nous sachions quel était leur caractère pour adapter notre comportement. La bonne façon de se comporter commence par des man½uvres douces avec le bateau – ne pas approcher trop vite, garder un régime de moteur bas et régulier. Une fois dans l'eau, il fallait que je les laisse s'habituer à moi. Là aussi, il fallait adopter un comportement sensible : faire peu d'éclaboussures, bouger doucement. Il faut ce truc spécial pour se comporter avec les animaux. C'est ce qui vous permet de vous en approcher alors qu'eux continuent à se comporter naturellement ».
« Tourner sous l'eau signifie que vous devez vous approcher tout près. C'est ce qui rend les choses si particulières. Quand vous filmez sur terre, vous pouvez souvent vous contenter d'être assez loin, vous pouvez vous cacher derrière un écran ou dans votre véhicule. Dans l'eau, vous devez travailler bien plus près de votre sujet. Il sait que vous êtes là, la confiance est donc essentielle. C'est très satisfaisant quand vous arrivez à relever le défi. Mon objectif est de toujours arriver à me faire accepter ».
« J'ai filmé à deux ou trois mètres de la mère baleine. C'était intense, très excitant et aussi profondément satisfaisant. Me trouver si près, que l'animal m'accepte, qu'il me regarde... Je pouvais voir son ½il et je savais qu'elle me regardait. C'était un privilège pour moi. J'avais réussi à gagner sa confiance. C'est ce qui est formidable quand on travaille avec des baleines : elles pensent, elles sont douées de sentiments et d'intelligence. Que j'arrive à être si proche d'elle et qu'elle soit toujours détendue signifiait que j'avais réussi à créer une relation entre nous. Mais cette relation n'allait pas durer longtemps parce que nous vivons dans deux mondes différents, elle était donc très précieuse. La baleine fait 14 m de long, mais elle ne pèse rien, et vous non plus. Pour la filmer, j'ai pu travailler en 3D, bouger à sa façon. Sur terre, il m'aurait fallu une grue pour arriver au même genre d'images ».
« Je ne suis pas surpris quand les gens vous disent que rencontrer une baleine change votre vie. J'ai eu la chance de vivre une expérience personnelle encore plus intime que la plupart des gens. Il n'existe aucun équivalent avec un animal. Vous pouvez vous familiariser avec un éléphant mais les baleines sont encore plus gigantesques et dans l'environnement de l'océan, elles ne pèsent plus rien, elles sont un mystère intangible... »
La femme et collaboratrice de Doug Allan, Sue Flood, a d'ailleurs été bousculée par ce baleineau turbulent de six mètres de long : sa queue a heurté sa cuisse et sa cheville, lui causant une douleur fulgurante. Doug Allan raconte : « Sue avait des difficultés à nager, elle était consciente... mais elle avait lâché la caméra ! La caméra haute définition d'une valeur de plus de 10 000 euros sombrait dans les profondeurs de l'océan Pacifique... J'ai hésité un instant... et j'ai sauvé la caméra, bien sûr ! » dit-il avec humour.
Sa femme raconte : « Quand enfin nous sommes revenus à terre, on m'a conduite à l'hôpital local. Ça ressemblait un peu à un hangar : il n'y avait pas d'appareil à rayons X... Ils m'ont donné un comprimé d'ibuprofène ! Heureusement, il n'y avait rien de cassé et quelques jours plus tard je replongeais avec ce même baleineau ! »
Doug Allan raconte : « J'ai déjà connu des situations périlleuses mais ce qui m'a vraiment fait peur, c'est ce baleineau joueur et amical ! »
Les prédateurs filmés au ralenti : les merveilles du numérique
Simon King, un autre des directeurs de la photo de l'équipe, explique : « La caméra que nous avons utilisée pour nos plans au ralenti est une caméra numérique qui enregistre directement sur disque dur. Il n'y a ni pellicule ni cassette. On crée des fichiers numériques qui sont stockés directement sur un ordinateur portable. Elle peut filmer à 2000 images par seconde, avec une résolution de 1024 x 1024 pixels. Cela signifie que l'on peut ralentir une action jusqu'à 40 fois, tout en conservant la netteté et le détail des images ».
« La caméra étant numérique, elle peut adapter son obturateur à de très hautes vitesses. Avec une caméra ordinaire à pellicule, ce processus est mécanique. Une deuxième caractéristique importante est que la caméra filme avec une boucle de quatre secondes en continu. Cela signifie qu'elle enregistre constamment sur quatre secondes, puis qu'elle enregistre ensuite en recouvrant les quatre précédentes secondes.
Cela nous a permis de la déclencher n'importe quand durant une action spécifique et d'être certains de couvrir tout l'événement. Avec une caméra normale, il faut enregistrer avant le début d'un événement mais avec celle-ci vous pouvez déclencher à la moitié d'un événement et savoir que la caméra a déjà enregistré les deux secondes précédentes et qu'elle enregistrera aussi les deux suivantes. Vous pouvez même la configurer avec un déclenchement à la gâchette en fin de prise, ce qui signifie que quand vous actionnez la
gâchette, la caméra aura déjà enregistré les quatre secondes précédentes. Cela vous garantit de filmer une action décomposée du début à la fin. »
Simon King précise : « Cette caméra a été développée à l'origine pour des crash tests pour l'industrie automobile, elle est utilisée dans un environnement très contrôlé pour cet usage. Nous avions besoin qu'elle fonctionne dans les rudes conditions d'un tournage en pleine nature, nous avons donc dû l'adapter à nos exigences particulières. Il fallait que la caméra reste connectée à un processeur et à un ordinateur, à partir desquels elle était contrôlée et qu'elle dispose d'une source d'alimentation régulière. Sur le terrain, il n'y a rien de tel, nous avons donc installé une série de batteries de voitures à l'arrière de la Land Rover. Il fallait dix minutes pour que ça chauffe et ensuite, on ne les coupait plus. La caméra n'avait pas de viseur ; l'équipe a dû en adapter un pour que le caméraman puisse voir ce qu'il faisait ».
« Nous avons utilisé cette caméra pour permettre au public de voir dans les moindres détails des événements spectaculaires qui se produisent en un laps de temps très court, comme un grand requin blanc qui surgit hors de l'eau - des événements qui se produisent réellement en moins d'une seconde. L'½il et le cerveau humain sont incapables de traiter ces informations aussi rapidement donc nous ratons les détails de ce qui se produit. Ce n'est qu'en filmant de cette façon que nous pouvons pleinement apprécier la beauté et la maîtrise de magnifiques créatures comme le guépard ou évoquer dans toute sa magnificence et son horreur le poignant combat de la vie et de la mort entre un prédateur et sa proie. En filmant à très grande vitesse, la caméra peut prendre un événement qui dure quatre secondes et le
transformer en un plan qui prend plus de cinq minutes ! »
« Bien évidemment, la technologie ne suffit pas à créer des images fantastiques. Elle permet seulement d'améliorer ce qui a été filmé. Tout repose sur le talent du caméraman, sur l'art d'être au bon endroit au bon moment, sur la connaissance et l'anticipation de ce que va faire l'animal. Il faut de véritables experts pour deviner ce que va faire un guépard affamé... »
Retour parmi les hommes
Alastair Fothergill explique : « Parfois, quand vous vous retrouvez dans une salle de montage, petite et sombre, tout ce que vous avez vu en grand devient de plus en plus petit tandis que vous procédez au montage. Mais ce qui est fantastique, c'est que quand vous découvrez à nouveau les images, muettes, sur le grand écran, puis lorsque vous ajoutez les effets sonores, la musique de l'orchestre philharmonique de Berlin et de George Fenton, alors soudain le film et l'expérience redeviennent grands et ils grandissent et grandissent encore. J'espère plus que tout que ceux qui prendront place dans les salles pourront vivre cette expérience avec la même force que ce que j'ai vécu dans la nature. »
Le compositeur George Fenton explique : « Créer de la musique pour la nature est quelque chose de très libérateur, parce que vous pouvez faire ce que vous voulez du moment que vous sentez que vous êtes fidèle à votre sujet ».
« L'homme est probablement la seule espèce de toute l'histoire de notre planète qui soit suffisamment évoluée pour réaliser ce qui est merveilleux dans notre monde et pour comprendre assez de choses pour le préserver. En ce sens, le film exprime quelque chose de très fort ; j'espère que beaucoup de gens iront le voir. »
Le producteur Sophokles Tasioulis ajoute : « Pour moi, Un Jour Sur Terre est davantage un film historique qu'un film naturaliste. Dans les années à venir, certaines des choses que l'on voit dans le film n'existeront plus. Rien que pour cela, ce film va devenir de plus en plus important. »
Mark Linfield, le second réalisateur, confie : « Cinq ans, c'est long. Je crois que tous, à un moment ou à un autre, nous nous sommes demandé si nous allions réussir. Un tournage de cette longueur est si difficile, il y a des hauts et des bas, des plans qui sont ratés, d'autres réussis... Il faut constamment repenser l'histoire. Mais au bout de ces cinq ans, en regardant ce que nous avons fait, je crois que nous avons vraiment bien travaillé ».
« Avec Un Jour Sur Terre, nous espérons que chaque personne qui le verra tombera amoureuse de notre planète, quel que soit son âge, son sexe ou sa nationalité... »
La productrice Alix Tidmarsh conclut : « Dans notre monde, des millions et des millions de vies et d'histoires se jouent chaque jour. Elles sont toutes étroitement imbriquées parce que nous sommes tous influencés par le soleil et ses effets sur la création des saisons. Chaque espèce animale, chaque histoire est unique et on ne peut pas faire autrement que d'avoir envie de voir triompher la véritable héroïne de cette histoire : la nature. Comment faire autrement que de se sentir inspiré et d'avoir envie de la préserver ? »